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Séminaire bi-mensuel coordonné par S. Brée (CNRS, LARHRA), J. Doyon (Lyon 2, LARHRA) et M. Martini (Lyon 2, LARHRA)
Lundi – 16h30 à 19h – MSH Lyon Saint-Étienne – salle Elise Rivet
Thématique 2026 : Familles et parentés : croisements disciplinaires, lectures historiques (XVIe-XXIe siècles)
Au croisement de l’histoire sociale, démographique et de l’histoire du genre, ce séminaire interroge les rapports entre familles et parentés, deux notions à la fois complémentaires et historiquement construites, investies de significations sociales, juridiques, économiques, anthropologiques, affectives, politiques… Il s’agira de montrer comment se sont articulées, du XVIe au XXIe siècle, les expériences sociales et les constructions discursives qui se réfèrent à ces deux notions, dans des contextes de transformation sociale, économique, religieuse et culturelle. Quelles en sont les approches différenciées ? Pour comprendre quelles pratiques et représentations ? Selon quelles dynamiques sociales ? Dans quels contextes historiographiques, en mobilisant quels corpus documentaires et méthodes d’analyse ? La famille, souvent pensée comme « cellule de base de la société » ou comme unité de reproduction sociale, a été abordée par l’histoire sociale, démographique et économique à partir des formes de cohabitation, des stratégies matrimoniales ou successorales etc. La parenté, plus large et moins centrée sur le foyer, relève davantage de l’anthropologie, qui a construit une approche systémique régie par une terminologie propre (en termes de filiation, de d’analyses de réseaux etc.). Depuis plusieurs décennies, ces disciplines dialoguent : l’histoire s’approprie les outils de l’anthropologie, tandis que l’anthropologie s’interroge sur les historicités des formes de parenté. Ces croisements ont fait émerger des objets hybrides (parenté pratique, parentalités alternatives, familles recomposées…) et ont enrichi les pratiques de recherche : croisement des sources notariales, judiciaires, ecclésiastiques, autobiographiques, orales, matérielles… Ce séminaire propose de questionner les spécificités historiques des formes de famille et de parenté à l’époque moderne et contemporaine en portant une attention spécifique au rôle des normes genrées dans leur redéfinition. Dans cette perspective, la catégorie du genre est pensée à l’intersection des autres catégories structurant l’espace social (classe, religion, ethnicité âge…) Enfin, une attention particulière sera portée aux sources — et à leurs silences — dans la construction historiographique de ces liens.
Lundi 23 février
▪ Mathis Farcy (Lyon 2, LARHRA) : « (Re)penser la parenté des malades des hôpitaux psychiatriques du Rhône après la Seconde guerre mondiale»
▪ Lectures : Florence Wéber, « Introduction. Reproduction biologique, parenté et reproduction sociale » in Penser la parenté aujourd’hui. La force du quotidien, Paris, Éditions Rue d’Ulm, 2013, p.5-39. URL : https://shs.cairn.info/penser-la-parente-aujourd-hui–9782728805013-page-5?lang=fr. (Disponible sur Cairn, Lire uniquement la première partie de l’introduction, p. 5 -11)
Marie Derrien et Mathilde Rossigneux-Méheust, La « vie de famille » à Ainay-le-Château et Dun-sur-Auron : une parenté quotidienne inventée par l’institution psychiatrique au XXe siècle, Le Mouvement Social, n° 279, 2022/2, p.119-135, 2022.
URL : https://shs.cairn.info/revue-le-mouvement-social-2022-2-page-119?lang=fr.
Pour le programme de l’année, se reporter à la page des séminaires »: https://larhra.fr/laboratoire/seminaires/