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Séance du 17 septembre 2026 :

Daniela Ansovini, Nourane Abdelshafy (Univ. Toronto, Archives and records management servces) :
« Archive as Threshold: Working with the Natalie Zemon Davis Fonds »

Discussion avec Sonia Dollinger-Désert (Archives municipales de Lyon) et Vania Markarian (Archivo General de la Universidad de la Républica, Montevideo)

La « Renaissance » constitue une catégorie historiographique profondément discutée, avec des définitions peu consensuelles. Elle maintient toutefois son potentiel heuristique et représente un terrain exceptionnel d’expérimentation. La culture des acteurs de cette période (du milieu du XVe aux premières décennies du XVIIe siècle) est globale, les frontières disciplinaires actuelles sont peu pertinentes. Le savant de la « Renaissance » est un individu polyvalent, ouvert à l’expérimentation et au jeu. L’approche philologique de la réalité développée en cette période impose à la communauté savante des règles de méthode précises, mais laisse toute sa place à l’invention et à la créativité. Par cette double approche, les hommes et les femmes de la Renaissance font face aux défis de la contemporanéité – l’élargissement des horizons, des marchés, la crise religieuse, la (re)découverte de la nature, des langues, des populations des mondes anciens et nouveaux….- et finissent par refonder les modes d’interprétation de la réalité.

Notre hypothèse de travail est de faire de la « Renaissance » un laboratoire pour (re)penser l’histoire, les pratiques de recherche, le contemporain, sans oublier l’objet lui-même et la distance qui nous sépare de lui.

Cette nouvelle année marque un changement de cap pour notre séminaire. Après avoir travaillé à partir d’objets comme points d’entrée permettant de nourrir les discussions autour de la catégorie de « Renaissance », nous choisissons désormais d’organiser notre réflexion autour d’un thème très large et transversal : Métiers et professions. À la croisée de la littérature, de l’histoire sociale, culturelle et politique et de l’histoire des savoirs, et à partir de sources variées, nous nous proposons d’explorer les imaginaires et les pratiques qui organisent le travail et ses définitions à la première époque moderne. Il s’agira de les envisager à travers une gamme vaste et éclectique de terrains d’étude, en faisant dialoguer normes et représentations.

Nous poursuivrons également notre réflexion collective dans un autre volet, consacré aux Ecritures de et à la Renaissance. Au coeur des discussions se trouveront les oeuvres de chercheuses et de chercheurs qui ont travaillé sur la première modernité. Il s’agira ainsi de pénétrer dans les ateliers, individuels ou collectifs, de la recherche et d’observer les pratiques qui contribuent à fabriquer les Renaissances.

Pour le programme de l’année, se reporter à la page des séminaires : Séminaires et Ateliers

Coordination
Elisa Andretta (CNRS, LARHRA), Michèle Clément (Université Lyon 2, IHRIM), Romain Descendre (ENS Lyon, TRIANGLE), Monica Martinat (Université Lyon 2, LARHRA)