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Organisées par Mémorha avec le soutien du LARHRA à Saint-Etienne.

Ces deux journées sont  proposées en partenariat avec l’axe « Conflicualités » et soutenues par le LARHRA

Sur les deux rives de la Méditerranée, des manifestations mémorielles, artistiques et culturelles, d’ampleur variable, ont rythmé l’année 2022, au cours de laquelle a été commémorée la fin de ce qu’on nomme en France, la « guerre d’Algérie » et, en Algérie, la « guerre d’indépendance » ou encore « guerre de libération nationale ». Depuis la signature des Accords d’Evian, la transmission de la mémoire de ce conflit héritier de la colonisation a mobilisé différents types d’acteurs en fonction d’enjeux qui n’ont eu de cesse d’évoluer au fil du temps. C’est ainsi que cette mémoire est devenue un élément central de la construction d’identités sociales pour des groupes (anciens combattants, harkis, pieds-noirs), et a pris différentes formes : associations, mobilisations, pratiques culturelles. Une abondante production cinématographique et littéraire a également favorisé la mise en récit de la guerre. Si les travaux des chercheurs permettent une analyse distanciée des événements, force est de constater que, soixante ans plus tard les blessures demeurent vives, les débats toujours d’actualité et les clichés tenaces.
Mémorha, réseau régional engagé dans une réflexion sur les modalités de transmission de la mémoire des grands conflits du XXe siècle, a souhaité apporter un éclairage sur les enjeux d’une telle commémoration, en tension entre niveaux national et local.
À l’occasion de ces journées d’étude, qui associent enseignants, chercheurs, professionnels des musées et artistes, une attention toute particulière sera accordée à la région Auvergne-Rhône-Alpes, où ont été mises en oeuvre de nouvelles initiatives publiques ou associatives : inauguration de plaque ou de monument, installation artistique, lecture poétique, création musicale ou théâtrale.

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